Episode 4 : exoplanètes, le remake ?

par | 0 commentaires

Episode 4 : 

Le champ de recherche des exoplanètes recouvre 3 révolutions : Jusque 1995, nous n’avions pas de preuve de leur existence. Dès les premières découvertes de ces autres systèmes, leur diversité a suscité un grand étonnement : le système solaire serait-il un cas spécifique? Enfin, les  principales missions spatiales de traque des exoplanètes ont aujourd’hui aboutit à une conclusion : la plupart des étoiles sont entourées de planètes rocheuses, semblables à la Terre… Mais jusqu’où?

Au sommaire de l’épisode…

JWST successeur de Hubble, Herschel ou Spitzer ?

Le James Webb Space Telescope (JWST) est le prochain géant à être lancé dans l’espace en 2019. C’est un observatoire du rayonnement infrarouge du cosmos, des exoplanètes aux premières lumières de l’univers… Il succédera à d’autres géants : Hubble, Spitzer et Herschel. Lire plus…

A lire

[Mission spatiale] La seconde vie du télescope spatial Spitzer

 

Peut on comparer le système solaire avec les autres systèmes planétaires ?

L’astrophysicien Antoine Strugarek explique ici comment s’étudie une exoplanète à travers l’interaction magnétique avec son étoile.

L’astrophysicien Pascal Tremblin, spécialisé dans la modélisation des atmosphères des exoplanètes revient sur l’histoire de la détection de ces premiers mondes hors de notre système solaire.

La découverte du cortège de planètes de l’étoile Trappist-1 ouvre une voie royale pour l’étude approfondie d’un système planétaire, de son processus de formation à son évolution.

Lire la suite

Une interview de l’astrophysicien responsable scientifique de l’imageur à bord du James Webb Space Telescope. Web-doc « La Terre, un scénario original? » à suivre scenario-terre.space
[Synopsis] Sous le déluge des exoplanètes

Depuis plus de 20 ans, nous savons que les exoplanètes existent. Imaginées dès l’antiquité grecque, les méthodes pour les détecter n’ont été théorisées qu’en 1952 par l’astronome américano-russe Otto Struve. Il faudra encore attendre 1995, à l’observatoire de Haute Provence, pour que les astrophysiciens Didier Queloz et Jacques Mayor en discernent les premières éclipses. Ces autres mondes peuplant notre galaxie, désormais à portée de télescope, ouvrirent alors de nouvelles perspectives pour comprendre ce qu’était la Terre. Cette révolution profonde tant dans le champ de l’astrophysique comme dans notre manière d’imaginer notre place au sein de l’Univers est encore aujourd’hui jalonnée de surprise !

Un bestiaire de plus de 3600 exoplanètes

La diversité des systèmes exoplanétaires, tant par la nature de leurs étoiles hôtes, des planètes qui les constituent que par leur configuration dynamique (période, orbite, nombre…) tendent à placer le système solaire comme un cas spécifique. Nous savons, en outre, grâce aux relevés, notamment du télescope Kepler (Nasa) que la plupart des étoiles possèdent des planètes telluriques autour d’elles. En 2017, le télescope au sol belge Trappist-Nord, épaulé par le télescope spatial Sptizer, découvrait 7 planètes de tailles similaires à la Terre autour d’une étoile « ultra-froide » , une naine de type M. Sept planètes de plus dans un bestiaire qui en compte aujourd’hui plus de 3600.

Et alors ? Ressemblant à un système solaire compact, avec des planètes orbitant en quelques jours autour de leur étoile, le système Trappist-1 possède une histoire potentiellement très différente et constitue un laboratoire en soi pour les astrophysiciens et climatologues. Histoire de la formation des systèmes au sein du disque protoplanétaire, histoires des interactions lumineuse, magnétique entre étoiles et planètes, autant de phénomènes nous relient par l’universalité des lois physiques qui les régissent. C’est précisément l’étude de ces rapports qui raconte le mieux ce qu’est la Terre en tant qu’objet astrophysique.  Mais dans le même temps, la suite unique de ces mêmes processus produit des exoplanètes uniques en leur genre. Dans notre cas, la suite d’événement qui conduit à faire de la Terre, aussi chaotique soit-elle, a néanmoins permis de conserver des conditions compatibles avec l’émergence et le maintien du vivant pendant près de 4 milliards d’années« Mais si le vivant peut-être évanescent, la chance d’en observer les traces ailleurs dans l’univers est quasi nulle« , remarque le climatologue Gilles Ramstein.

 

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *